Foires & Salons

Il est bien, le nouveau Harlan Coben ?

le 29 avril 20133 commentaires

Un bon polar pour le goûter


blog salons de thé teacosy.fr magazineLe nouveau Harlan Coben,

Ne t'éloigne pas, Belfond, 19,90 €.

Comme d'habitude on se laisse prendre par le rythme trépidant d'Harlan Coben. On commence son dernier polar et on ne le lache plus tant qu'on n'a pas le fin mot de l'histoire.

Un soir, à Atlantic city, un homme et une danseuse disparaissent à la sortie d'un club de strip-tease sans laisser de traces. Ont-ils été tués, se sont-ils enfuis ensemble pour refaire leur vie ? L'enquête reste en suspens des années au grand désespoir du flic chargé de l'enquête, jusqu'à ce que 17 ans plus tard, une nouvelle disparition se produit dans les mêmes circonstances.

La strip-teaseuse disparue réapparaît en femme au foyer bien rangée et elle semble savoir beaucoup de choses tandis qu'un couple de tueur prénommés Ken et Barby, sème la terreur dans les rues... L'inspecteur Broome tente de percer le mystère... C'est, comme d'habitude, palpitant, trépidant, en un mot formidablement bien mené.   


 


blog salons de thé teacosy.fr magazinePour trembler de peur : Neil Cross

L'alerte, Belfond, 20,50 €.

Voilà un habitué des thrillers palpitants. Neil Cross, auteur du passionnant Captif, récidive avec L'alerte qui met en scène l'inspecteur John Luther, confronté à une enquête qui démarre dans le sanglant : un jeune couple vient d'être retrouvé sauvagement assassiné et le bébé dont la femme était enceinte lui a été arraché du ventre ! S'ensuit une enquête terrible dans le monde de l'eugénisme et du crime. Brrrrrrrrr !!!!!!! Ce qui est sympa avec cet auteur c'est que ses personnages sont complexes, finement dessinés, et dualistes, ce qui est intéressant et nous change du manichéisme habituel chez certains auteurs de polars qu'ils soient américains ou anglais comme Neil Cross.   



Un héros,  blog salons de thé teacosy.fr magazine

de Félicité Herzog, Grasset, 18 €.

Oublions un peu le tapage, le scandale, le brulot, autour de la parution de ce livre et de la personnalité de Maurice Herzog, qui en prend pour plus que son grade. Que reste-t-il ? En fait, un véritable auteur. Il s'agit d'un excellent premier roman, bien écrit, bien troussé, dans une langue classique et cutivée qui nous réconcilier avec les jeunes auteurs. Félicité Herzog a visiblement de l'or dans les doigts et on a hâte de lire ses prochains écrits. De l'histoire, on a lu et entendu beaucoup de choses sur le père, Maurice Herzog, vainqueur de l'Anapurna, premier Français à avoir vaincu un "huit mille" et qui sut fort bien entretenir sa gloire. Mais il y a plus dans ce livre qui le décrit, disons le carrément, comme un monstre. C'est la peinture d'une époque, les années 70-80, d'un milieu social, d'une manière de vivre et la peinture que dresse Félicité Herzog mérite bien mieux que l'anecdote que tous les médias retiennent. 




blog salons de thé teacosy.fr magazine"14"

de Jean Echenoz, éditions de Minuit, 12,50 €.

Dans l'océan de romans parus à la rentrée littéraire, j'étais complètement perdue lorsqu'une directrice de médiathèque  m'a dit que s'il y avait un seul livre à lire parmi les 600 nouveautés, ce serait le dernier Echenoz. Echenoz ? je n'avais jamais rien lu de cet auteur né en 47 à Orange, fils de psychiatre, et prix Goncourt il y a une dizaine d'années pour Je m'en vais. Effectivement son "14" est brillantissime, son récit est énoncé d'un style classique travaillé, raffiné qui nous repose enfin des Begbeider, Angot et autres Justine Lévy. Un auteur à l'ancienne qui nous emporte avec pudeur sur les traces de 5 poilus originaires de la Grande guerre envoyés ensemble dans l'enfer des tranchées. Lesquels reviendront, et dans quel état. Il parle de la guerre comme on en parle peu, sans facilités sanguinolantes, sans macâbre, à petites touches. A lire absolument et à offrir pour les fêtes.      



Le monastère oublié

par steeve Berry, Le Cherche-Midi, 22 €. 

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En 1974, dans la province du Shaanxi, en creusant un puits, des paysans trouvent d'étranges statues enterrées. Appelés sur place, des archéologues mettent alors au jour le mausolée de Qin, premier empereur de Chine, qui renferme une armée de 7 000 soldats et chevaux en terre cuite, gardiens du tombeau. Plus de trente-cinq ans plus tard, le contenu exact du tombeau n'a toujours pas été rendu public par les autorités chinoises...

2012. Cotton Malone reçoit un e-mail inquiétant : son amie Cassiopée Vitt a été kidnappée après avoir dérobé un objet d'art très rare. Les quelques indices dont il dispose le conduisent vite au beau milieu de la Chine. Une aventure qui le mènera jusqu'aux confins de la Chine et du Pakistan, au coeur d'un monastère oublié, perdu dans les montagnes... Un livre qui se lit comme un scnéario, vite, on n'en retient pas forcément grand-chose mais c'est très plaisant et finalement c'est tout ce qu'on lui demande. 

 

 

 

 

 

Dernière nuit à Monréal 

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Par Emily Saint John Mandel, Tivages, 18,50 €

Sinistre mais beau. Le premier roman de la Canadienne Emily Saint John Mandel met en scène Lilia, enlevée à l'âge de 7 ans par son père une nuit glaciale. Enlevée est bien le mot, enlevée à sa mère dont la violence a ce soir-là dépassa les bornes. S'en suit un road moovie de plusieurs années, un périple qui va déterminer le destin de plusieurs personnes. d'abord lilia elle-même dont l'enfance faite de motels et de cartes routières va déboucher sur des années d'errance de ville en ville. Eli, fou amoureux de Lilia qui part sur es traces au Québec. Il y a aussi Christopher, le détective privé engagé par la mère de Lilia et qui devient prisonnier de son enquête. Enfin, il y a aussi Michaela, une jeune funambule qui connait la vérité sur cette étrange histoire.   

 

 

 

 

blog salons de thé teacosy.fr magazineLe temple noir

par Giacometti et Ravenne, éditions Fleuve noir, 20,50  €. 

Le retour de l'inspecteur Marcas, flic et franc-maçon. L'action de ce nouvel opus du duo Giacometti Ravenne se situe à deux époques, en 1232 et de nos jours, l'une débouchant sur l'autre. Au XIIIème siècle, du côté de Jérusalem, autrement dit en Terre Sainte, Le Grand maître des templiers et le légat du pape s'étripent avec la plus grande violence dans une lutte où coups tordus et torture sont broutilles. L'enjeu : posséder un secret que s'arrachent toutes les religions et toutes les puissances. Huit cents ans plus tard, une mystérieuse société londonienne, le Temple Noir, vole dans le sacré Coeur un crâne aux pouvoirs sans limites qui pourraient bien changer le cours de l'histoire. A priori ce Temple noir semble être lié à la franc-maçonnerie, ce qui pourrait la discréditer. Alors il va falloir tout le talent d'Antoine Marcas pour évoluer dans Londres au coeur de la City et éviter une catastrophe...tout en résolvant une énigme vieille de huit cents ans.

Notre avis : ça se lit comme un scénario, on ne le lâche pas des mains. Ceci dit, cet inspecteur ronchon n'est pas toujours sympathique, alors il faut arriver à passer outre pour savourer ses tribulations.    

 

 

 

Les âges sombres, éditions Sonatine, 21,30 €. blog salons de thé teacosy.fr magazine

On l'avait découverte dans La compagnie des menteurs qui l'avait d'emblée établie comme une auteur de polar majeure. La voici de retour avec Les âges sombres qui témoignent encore de son incroyable érudition, une érudition portant sur ce qu'en France on appelle le bas Moyen-Age, en l'occurrence les années 1300. Et bas il l'est dans ce polar flippant, oppressant, épouvantant ! L'action se déroule en 1321 dans le village d'Ulewic, dans l'est de l'Angleterre au moment où les récoltes se détériorent, le climat se détraquent et les esprits s'échauffent...sans qu'on sache vraiment pourquoi. Les habitants frémissent sous la domination du seigneur, de l'église ...mais surtout des inquiétants chats huants, des hommes masqués qui profitent de l'agitation du pays pour faire régner leur ordre dans la plus grande violence. Ils s'en prennent notamment à une communauté de béguines récemment installée aux portes du village. Il va falloir bien du courage à ces religieuses d'une modernité sympathique pour démasquer ces assassins et comprendre pourquoi le village s'affolle.

 

 

 

 

blog salons de thé teacosy.fr magazineUn flic venu du froid

La muraille de lave

par Arnaldur Indridason, Métailié, 19,50 €.

Plus noir que ça tu meurs... Mais que c'est bien troussé ! Voici le dernier né d'Arnaldur Indridason, superstar parmi les écrivains d'Europe du Nord et abonné aux best seller. Chacun de ses romans est l'occasion d'en apprendre un peu plus sur l'Islande, ce petit pays bien curieux, le plus proche du pôle, sur sa culture et, cette fois, sur ses paysages qui semblent fabuleux. Comme d'habitude, plusieurs enquêtes s'entremêlent et c'est le jeune inspecteur Sigurdur Oli qui en démêle les fils. L'un de ses plus proches amis, Patrekur, lui demande son aide : des copains, adeptes de l'échangisme, sont la cible d'un couple de maîtres chanteurs, photos à l'appui. La mission du policier : aller discuter et faire peur aux aigrefins. Damned ! au domicile des maîtres chanteurs, Sigurdur découvre la femme agonisante, le crâne défoncé à coups de batte de baseball. La victime, comptable dans une grosse société, organisait également des excursions en plein blizzard pour les gros clients de son entreprise. Justement, un an avant, l'une de ses excursions a mal tourné pour un banquier...L'enquête part alors dans une direction inédite et perturbe le lecteur, pour son bonheur.

 

 

 

 

La mort s'invite à Pemberley blog salons de thé teacosy.fr magazine

par P.D. James, Fayard, 22 €.

Comment il est le dernier P.D. James ? un peu poussif. L'idée est très originale : passionnée par l'oeuvre de Jane Austen, notre romanciière indigne (90 ans au compteur) n'a pas résisté à la tentation d'inventer une suite à Orgeuil et préjugés. Une suite criminelle bien sûr. Les Darcy sont heureux dans leur château de Pemberley, ils ont engendré deux jolis petits héritiers et notre héroïne, Élisabeth, habite désormais tout près de sa soeur adorée, Jane. Mais voilà-t-il pas que la veille du plus grand bal de l'année, le détestable Wickham refait son apparition dans le décors : on le découvre errant dans les bois de Pemberley, alors que son meilleur ami Denny y est retrouvé le crâne défoncé. Darcy doit affronter une enquête, le personnel du château est bouleversé, Wickham fortement soupçonné tandis qu'une famille de domestiques habitant un cottage au coeur du bois sent le mystère à plein nez. Si l'idée est excellente, en revanche Dieu que c'est lent ! on aimerait être l'éditeur et avoir supprimé 50 pages. En revanche c'est très bien écrit, un style classique et impeccable.

Nathalie Oléon-Papin. 

 

 

 

 

 

blog salons de thé teacosy.fr magazineUn polar pour la plage

Le quadrille des maudits, de Guillaume Prévost, Nil éditions, 20 €. 

Novembre 1919, à Paris. Les Français veulent oublier les privations et, pour les combattants, les horreurs de la guerre qu'ils viennent de traverser. Ils se ruent au spectacle et, notamment, au cinématographe, si récent. Justement, on donne une série policière appelée les Maudits et qui connaît un succès retentissant. Sauf que... Un assassin se met à poignarder des jeunes femmes blondes au beau milieu des séances. Le jeune inspecteur François-Claudius Simon mène l'enquête dans les milieux du cinéma flanqué de son collègue Adrien Mortier. Tout tourne autour du producteur Valfandier, de son fils, un talentueux aliéniste, des techniciens et des acteurs qui chaque semaine mèttent en boite les épisodes des Maudits. Bon... Guillaume Prévost, historien qui connaît son après première guerre sur le bout des doigts, a fourni un travail de titan pour documenter son histoire. Mais il est sans doute bien plus historien que romancier. Mais, pour la plage ou sur une chaise longue à la campagne, on passera un moment divertissant.  

 

 

 

 

Heather Mallender a disparu blog salons de thé teacosy.fr magazine

par Robert Goddard, Sonatine, 21,30 €.

En ce moment, nous avons de la chance, nous découvrons d'excellents polars. Voici un livre magistral de Robert Goddard, sans doute le meilleur que j'ai lu cette année ! publié une première fois en 1993 sous le nom des Ombres du passé, Sonatine le réédite aujourd'hui sous le titre Heather Mallender a disparu. Et quelle bonne idée ! Comment ce livre n'est-il pas devenu un best-seller en 93 ? ça laisse perplexe... Il y a des romans au contact desquels on se sent un peu plus intelligent. En voici un qui nous fait nous sentir nettement moins intelligent que son auteur. Son héros est si fin, les personnages secondaires ont une telle épaisseur... Et l'intrigue est si bien tissée que tous ses fils se rejoignent régulièrement, sans qu'on ait besoin d'attendre la fin pour mettre un éclairage sur tous les secrets. En plus une autre bonne raison de le lire : il finit bien pour notre héros (ce qui pourrait être étonnant quand on connaît sa personnalité). Vous voulez l'intrigue ? Harry Barnett est un ami de longue date du ministre de la défense britannique. Il lui sert de gardien et de factotum pour sa villa à Rhodes. Le roman démarre alors que son prestigieux ami lui a demandé de s'occuper une ami en visite dans la villa de Rhodes pendant quelque temps : Heather Mallender, fille de riches industriels spécialisés dans la construction navale. À  la fin de son séjour, la jeune femme avec laquelle Harry a sympathisé, disparaît lors d'une excursion en montagne. Malgré les pressions de la famille pour incriminer Harry, un policier grec le lave de tous soupçons et Harry profite de cette dernière chance de la vie pour partir sur les traces de la jeune femme. Ses indices ? une série de mystérieuses photos prises par la jeune femme durant plusieurs mois. La dernière de la série, prise depuis la montagne où elle a disparu, n'est pas la moins curieuse : elle a été prise depuis le sommet alors qu'Heather prétendait n'être jamais venue à Rhodes. De Londres à Athènes, plus Harry en apprend, plus le mystère s'épaissit.    

Nathalie Oléon.       


 

 

 

 

 

blog salons de théQuand les dieux se moquent

par Alexandra Marinina, Calmann-Levy, 21,90 €.

Alexandra Marinina est considérée comme la reine du roman policier russe. Et à juste raison, semble-t-il. On commence le livre en revenant régulièrement en arrière pour s'y retrouver dans les diminutifs. Et ayant fait beaucoup de Russe, je peux vous dire qu'il faut réfléchir pour se rappeler qu'Anastasia donne Nastia, Michael, Micha et que chaque prénom peut donner 3 ou 4 diminutifs... Mais c'est déjà exotique et ça nous transporte vers des contrées lointaines : à Moscou où le lieutenant-colonel Nastia Kamensakaïa, de la prestigieuse brigade criminelle de la Petrovka, essaye de démêler une enquête chez les Djeun's : Deux fans du groupe de rock BBC sont assassinés à quelques jours d'intervalle et dans des conditions similaires. Dans le même temps l'étrange Evguenia Roubtsova, jeune fille de bonne famille âgée de 19 ans, reçoit les lettres d'un admirateur qui l'a suivie dans la rue. La police découvre que Evguenia ressemble comme deux gouttes d'eau à la chanteuse de BBC... Va falloir élucider tout ça ! Le gros point fort du roman réside dans la manière approfondie et sensible dont sont dessinés tous les personnages jusqu'aux simples "figurants" de l'histoire. C'est fin, très intelligent et - on respire - les policiers sont humbles, modestes, humains, aux antipodes des Experts. À lire absolument. Nathalie Oléon-Papin     

 

 

 

Conte à rebours blog salons de thé

par Danielle charest, Éditions Sirius, 7,50 €.

Voici le premier né d'une toute nouvelle collection éditée par les éditions Sirius, la collection Bad girls. autrement dit, les enquêtes sont menées par des pestes. Elles n'ont pas froid aux yeux mais c'est pour la bonne cause. C'est Danielle Charest qui ouvre le ban avec Conte à rebours et une héroïne libre, Jocelyne... Ou qui voudrait l'être. Salariée d'une entreprise où elle s'ennuie mortellement, elle voudrait échapper à tout, son job, sa ville, sa vie et l'héritage qui semble sur le ploint de lui tomber dans le bec lui apportera la liberté. Sauf que... Sauf qu'elle a un frère, la Jocelyne, et que malgré les apparences, il n'a pas du tout l'air prêt à lui donner sa part d'héritage, mais alors pas du tout du tout. Il serait plutôt prêt au crime. En oubliant qu'il a affaire à une peste qui ne va pas, mais alors pas du tout du tout se laisser faire.

On sourit beaucoup, on tremble quand même pour Jocelyne parce que Danielle Charest réussit le tour de magie de nous amener à nous identifier à cette héroïne qui a pourtant quelques mauvais défauts. Le style est maîtrisé, rapide mais riche, on sent bien la patte d'une auteur qui sait très bien trousser ses polars. À découvrir.   



 

 

 

douglas kennedy l'argent livres teacosyLe dernier amour d'Arsène Lupin

par Maurice Leblanc, éditions Balland, 14,50 €.

C'est un très bon coup pour les éditions Balland qui, avec la complicité de la petite fille de Maurice Leblanc, publient cette "légende", cette dernière oeuvre de Maurice Leblanc, oubliée dans un recoin sans doute depuis les années 30. Bon, ce n'est pas un chef d'oeuvre mais c'est mignon à lire. L'histoire se déroule à la fin des années 1920. Arsène Lupin, comme souvent, se dissimule sous plusieurs identités, dont la plus visionnaire étant celle d'un éducateur qui s'occupe d'une colonie d'enfants pauvres de la banlieue nord de Paris. Notre gentleman cambrioleur prend aussi les traits d'un architecte ou d'un archéologue au service du ministère de l'Intérieur. En cours d'intrigue, il tombe fou amoureux de Cora de Lerne et doit en découdre avec des agents des services secrets anglais qui veulent récupérer un mystérieux livre ayant appartenu à l'arrière-grand-père d'Arsène, le général Lupin, fidèle de Napoléon ! tout un programme.

Nathalie Oléon.

 

 

 

 

douglas kennedy l'argent livres teacosyÀ lire absolument : Mildred percée

par Stuart Kaminsky, Rivages / Noir, 9,15 €.

Tout commence dans un parc d'Hollywood alors qu'un dentiste, Sheldon Minck a l'étrange idée de s'entraîner au tir à l'arbalète. Sa femme l'a quitté depuis depuis quelques temps déjà pour enchaîner les amants. Au moment où le dentiste, complètement miro par ailleurs, lâche sa flèche, une femme s'écroule dans le parc : la siennne... Sous l'oeil d'un témoin, l'actrice Joan Crawford. Tout accuse donc Sheldon Minck, qui n'a d'autre ressource que de se tourner vers son colocataire, le détective des stars, Toby Peters. C'ets bien le seul à croire en l'innocence de son client mais il va débuter une enquête bien plus ténébreuse qu'il n'y paraît .Ce roman qui se déroule en 1944 a été écrit en 2003 par un vieil auteur talentueux qui semble avoir connu le Hollywood de l'âge d'or comme sa poche. Son héros nous rappelle tellement Humphrey Bogart et le style est si bon...Notamment dans la scène des obsèques de la victime,  à mourir de rire. Voilà une pépite d'or que nous vous recommandons sans aucun scrupule.   Nathalie Oléon-Papin   


 

 

 

tom sharpe polars teacosy.fr salons de thé critiqueComment ensigner l'histoire à un ado dégénéré en repoussant les assauts d'une nymphomane alcoolique

par tom Sharpe, Belfond, 19 €.

Voici le cinquième opus des aventures d'Henry Wilt, professeur d'université 100% british qui est plus que jamais embarqué dans un imbroglio dont Tom Sharpe a le secret. Le voici entraîné par son insupportable épouse dans un job d'été censé lui apporter un non négligeable congé-payé. Sa mission : passer un mois dans un manoir anglais pour préparer le fils d'un lord à passer le concours de Cambridge. Comme ça, sur le papier, ça a l'air fantastique. Mais si on vous dit que le gamin est à moitié débile, qu'il passe son temps à arpenter ses terres le fusil au bras pour tirer sur tout ce qui bouge - êtres humains compris - et qu'il rêve d'être tireur d'élite dans l'armée ? Si on vous dit que la lady est nymphomane et alcoolique ? que son mari ne recrute que des domestiques obèses pour leur sauter dessus ? que Wilt débarque avec sa femme et surtout, surtout, ses insupportables quadruplettes ? et qu'au milieu de tout ça se promène le cercueil d'un vieil oncle de la chatelaine ? expert en catastrophes en tout genre, Henry Wilt ne devra son salut qu'à une balle perdue... Ce n'est pas un prix Goncourt mais c'est savoureux, plein d'esprit. Dommage que Tom Sharpe ne réussisse pas à maintenir son rythme trépidant jusqu'au bout de son intrigue.          Nathalie Oléon-Papin



La femme au masque de chair,

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par Donna Leon, Calmann-Lévy, 21,50 €.

Donna Leon, la plus italienne des Américaines, vit à Venise une vingtaine d'années. Ses fans sont désormais habitués aux enquêtes menées par son sympathique héros, le commissaire Brunetti. Bon père de famille parfois dérouté par les tribulations de ses deux ados, il passe son temps à résoudre des intrigues sous l'oeil fainéant du vice-questeur Patta mais n'oublie jamais de rentrer chez lui à midi pour déjeuner. Il faut dire que son intello d'épouse n'en est pas moins un vrai cordon bleu. L'histoire débute d'ailleurs à table, lors d'un diner donné au palazzo de son beau-père. Brunetti se retrouve à table devant une espèce de bimbo blonde défigurée par les liftings : résigné, il s'apprête à subir une conversation stupide et découvre une lectrice ultra cultivée capable de citer Virgile par coeur. Comme quoi les clichés ont la vie dure. Brunetti n'est pas là par hasard : son beau-père s'apprête à nouer un partenariat avec le mari de la blonde et demande au commissaire d'enquêter sur cet homme d'affaires un peu sulfureux. Le Lendemain, un carabinier vient demander son aide au commissaire pour élucider le meurtre d'un transporteur routier. Et comme d'habitude avec Donna Leon, tout se mêle et s'entremêle, les intrigues se recoupent dans la comédie des âmes italiennes. De roman en roman, les polars de Donna Leon se font plus graves, plus désabusés sans jamais perdre cette gaieté qui fait toutes la saveur de son univers. Un bon cru que celui-ci.           Isabelle Gimenez

 

 

 

images.jpegSous haute tension

par Harlan Coben, Belfond noir, 22,50 €.

Il y a peu nous recevions ce dernier né d'Harlan Coben, faiseur de best- sellers bichonné par les éditions Belfond. Inconditionnelle de cet auteur, je me suis précipitée sur "Sous haute tension" pour retrouver les deux héros que j'adore, Myron et Will et vérifier si ce dernier opus est à la hauteur des précédents. C'est du miel. Un vrai bonheur. Coben atteint une maîtrise jubilatoire dans l'humour qu'il distille au fil des pages d'une intrigue bien troussée. Contrairement à beaucoup d'auteurs qui soutiennent un rythme trépident tout au long de leur polar mais fatiguent avant la fin, Coben nous mitonne des chutes de haut vol.

Vous voulez le pitch ? une championne de tennis dont Myron est l'agent, reçoit des messages inquiétants sur sa page facebook alors qu'elle vient d'y annoncer sa grossesse. En clair, l'expéditeur suggère que son enfant ne serait pas celui de son compagnon, Lex, chanteur du groupe HorsePower qui, soudain, disparaît dans la nature. Myron commence à enquêter sur le corbeau féru du net et part à la recherche de Lex. Il le retrouve dans la villa du bien étrange Gabriel Wire, un autre membre du groupe HorsePower, terré sur une île réservée aux happy few depuis un scandale jamais vraiment résolu...        Nathalie Oléon-Papin  

 

 

Foires & Salons

Secret memory

le 15 juillet 20112 commentaires

Secret memory

magazine salon de thé livre agatha christie

Small word,

 

par Martin Suter, point, 7,50 €.

Il y a une bonne dizaine d'années, Martin Suter, publiait un petit bijou intitulé Small word. Les inconditionnels de cet écrivain suisse, dont les livres fourmillent d'intelligence, connaissent bien cet ouvrage qui figure parmi les plus durs de l'auteur. Succès de librairie, Small word a connu une nouvelle jeunesse grâce à son adaptation à l'écran avec Gérard Depardieu dans le rôle titre... titre relooké en "Je n'ai rien oublié". De fait, le livre vaut beaucoup mieux que le film. Les éditions Points viennent de ressortir l'ouvrage en relookant à leur tour la couverture.

Martin Suter a le don de tricoter des intrigues comme personne mais cette petite perle vous prend aux tripes dès le départ : à 60 ans, Conrad Lang vit aux crochets d'une famille qui l'a recueilli enfant et l'emploie comme gardien d'une propriété dans un paradis exotique. Un soir, il y déclenche accidentellement un incendie. Bye bye la villa de rêve. Ce sont les premiers symptômes d'un mal mystérieux qui aura bien d'autres conséquences... Alzheimer fait disparaître sa mémoire immédiate mais met à jour ses plus vieux souvenirs que beaucoup de gens auraient souhaité garder enfouis...

 

Pour frémir de plaisir

Irréparable

par Karin Slaughter, éditions Grasset, 20,90 €. 

Si on aime s'installer dans un salon de thé cosy-cosy avec un thriller qui fait peur, là on est servi. magazine salon de thé livre agatha christieLe nouveau polar de Karin Slaughter débute dans un quartier très chic d'Atlanta au coeur de la demeure impeccable d'une très bonne famille. On y trouve une jeune fille sauvagement assassinée. autant dire que ça fait mauvais effet, d'autant plus que la mère de la victime, est retrouvée au pied de l'escalier, après avoir tué à mains nues l'assassin de sa fille. L'inspecteur Will Trent est dépêché sur les lieux et ne tarde pas à s'apercevoir que quelque chose ne "colle pas" dans la traînée de sang, dans une preuve médico-légale, dans les yeux de la mère traumatisée. l'inspecteur qui a du flair prend l'enquête en main... Et en découvre une seconde : une autre jeune fille a disparu et le tueur court toujours ! Notre verdict ? l'intrigue haletante, le style qui se dévore nous font penser à Harlan Coben. en bien comme en mal. En bien car c'est prenant comme une bon scénario, en mal parce que c'est...Un scénario. Point barre. Autrement dit, sans faire offense à Karin Slaughter, quelques jours plus tard, on n'en retient pas grand chose. C'est dommage car il y a des auteurs américains de polars qui savent nous enrichir de leur univers tels James Lee Burke, Dennis Lehane ou Donald Westlake. En résumé, un bon bouquin pour la plage. 


Salade russe 

magazine salon de thé livre agatha christieUn maire en sursis

par Pavel Astakhov, Calmann-Lévy, 2&,90 €.

Igor Louchtchenko est le maire d'une très grande ville qui, comme par hasard, ressemble beaucoup à Moscou. Tout va bien dans vie pépère qu'il partage avec Aliona Sabourova, la femme la plus riche du pays. Tout va bien... Jusqu'au jour où il décide la suppression des kiosques commerciaux, leur fermeture coïncidant avec l’ouverture d’un hypermarché construit par son épouse. Aïe aïe aïe, mauvaise idée car l’entrepreneur Piotr Kozine, propriétaire de ces kiosques rentables, décide de déterrer la hache de guerre. Car lui aussi veut ouvrir un hypermarché. La sulfureuse maîtresse d'igor, Aliona ne recule devant rien et réussit, grâce à une vidéo provocante, à faire bloquer le chantier pour non-respect des normes sanitaires…S'en suit la guerre totale, ponctuée de meurtres, scandales, procès médiatisés... Apparemment l'auteur, Pavel Astakhov sait de quoi il parle : avocat, il a défendu l'ancien maire de Moscou écarté par le pouvoir, youri Loujkov. Intéressant et prenant. Ingrid Burel.

 

 

Le retour des frères trois points

magazine salon de thé livre agatha christieLe septième templier

par Giacometti et Ravenne, Fleuve noir,

On ne s'en lasse pas. chaque nouveau polar du duo Giacometti Ravenne se dévore en quelques jours pour ne pas dire quelques heures malgré l'ampleur du pavé. Voici le Septième templier produit par ces francs maçons de coeur, voire assumés qui écrivent le plus souvent sur cet univers. Alors, si on n'aime pas les francs-maçons on passera à autre chose car ils ne parlent que de ça. Bien sûr on pourra leur reprocher de surfer sur la vague Dan Brown. Bien sûr, ce n'est pas un opus de la NRF mais leur style est plein d'idées, inspiré, vif, énergique et cela nous plonge dans un monde fait de chevaliers, de suspens et de ténèbres. Bien des romanciers actuels aimeraient qu'on en dise autant de leurs oeuvres. Oui bon, ce n'est pas de la grande littérature mais quand même, au moins les auteurs sont cultivés et on apprend toujours quelque chose. Attention quand même à relire le manuscrit avant l'impression : les 4 mains se sont mélangé un peu les doigts dans un ou deux passages.

Le pitch : Double tempo : 1307, le roi Philippe le Bel et le pape Clément V font une alliance de circonstance pour anéantir l'Ordre du Temple afin de s'emparer de ses biens. Mais dans le secret, sept chevaliers héroïques vont organiser sa survivance par-delà les siècles.

De nos jours : le commissaire franc-maçon Antoine Marcas en vacances dans le château d'un bien curieux aristocrate slave, reçoit l'appel de détresse d'un mystérieux frère, que l'on retrouvera assassiné et décapité. avant de mourir, cet homme d'église a le temps de lui transmettre un message qui mettra Marcas sur la piste du trésor des templiers. Au même moment au Vatican, le pape (on devine Benoit XVI) est abattu par un tireur d'élite... Que de rebondissements ! on se régale.

Isabelle Gimenez.


Un roman fondateur

magazine salon de thé livre agatha christieLe meurtre de roger Ackroyd

par Agatha Christie, Le Masque, 5,20 €.

Voici la nouvelle traduction du premier roman d'Agatha Christie, sortie toute fraîche des éditions du Masque. Nouvelle édition, nouvelle traduction pour un roman fondateur paru en 1926 et qui n'a pas pris une seule ride. Sans dévoiler le tour de main de la reine du crime, disons simplement qu'à l'époque il fut très controversé. De fait, on n'avait jamais vu tel procédé prenant à contre-pied le lecteur. Le scénario : madame Ferrars met fin à ses jours un an après la mort de son mari - qu'elle a visiblement un peu aidé - parce qu'elle ne supporte plus la pression financière et psychologique qu'exerce sur elle un maître chanteur. Quand Roger Ackroyd, avec qui la veuve entretenait une amitié amoureuse est lui-même assassiné dans son bureau, c'en est trop pour la police et le docteur Sheppard, médecin des deux victimes. Flanqué d'un Hercule Poirot providentiellement installé dans le village, le médecin contribue à cette enquête aux fils bien emmêlés.

Bien qu'un peu vieillot, le récit d'Agatha vaut autant par son style que par ses descriptions des maisons et manoirs anglais qui fourmillent de détails, par son amour visible pour la cuisine. Tout cela est restitué alors que des traductions plus anciennes avaient largement sabré dans les descriptions de l'auteur ! 

En revanche un bémol dans cet opus : la nouvelle traduction de Françoise Jamoul qu'on nous a présenté comme plus respectueuse de l'original. Non, il y a des mots qui me gênent, des formules trop familières pour l'époque ("sniffer" de la neige et autres mots très contemporains). Ce sont des détails par ci par là mais qui ont éveillé ma méfiance et me donnent plutôt envie de réviser mon Anglais afin de plonger dans la version originale... avec une tasse de thé et des scones.   

 

magazine salon de thé livre agatha christieAu coeur de la police des oeuvres d'art

Inestimable

par Robert Wittmann et John Shiffman, Sonatine, 20 €.

Robert Wittmann fut le créateur de la brigade du FBI spécialisée dans les vols d'oeuvres d'art. Désormais à la retraite, il nous livre ici une foule d'anecdotes qui ont émaillé sa carrière, et certaines d'entre elles absolument passionnantes. Il décrit les dessous des trafics d'art sans oublier les luttes d'influences entre brigades du monde entier. Il nous emporte de Boston à Paris à la poursuite des traficants de toute sorte.

D'emblée nous avons craint un style plus que moyen pour ce genre de témoignage qui en général ne brille pas par sa qualité littéaire. Mais il faut l'avouer, Inestimable est plutôt bien écrit et passé les 30 premières pages, on est hapés par l'ambiance, passionnés par les déatils fournis par cet enquêteur qui dut se former en art pour partir à la recherche de chefs d'oeuvre volés.   Christophe Beuret.

 

Les carnets secrets d'Agatha Christie

magazine salon de thé livre agatha christie

En 2004, après la mort de Rosalind, la fille unique d'Agatha Christie, eut lieu un inventaire de totu ce que contenait et Greenway House, la demeure familiale du Devon. Une intrigue inédite, La Capture de Cerbère est découverte parmi... un trésor : 73 carnets, annotés de la main d'Agatha, où figurent pêle-mêle, la liste des course... et des listes de personnages, des idées de mobiles, ou de lieux de crime. Le chercheur irlandais John Curran publie ici le résultat de plusieurs années de recherches passés à décoder ces mystérieux carnets. 

Éditions du Masque, prix de vente 24 €.

 

 


La piste de sable

Andréa Camilleri, fleuve noir, 19,90 €.livre au salon de thé

Chaque année, nous pouvons découvrir le dernier Martha Grimes, le dernier Donna Leon ou le dernier Andrea Camilleri. Cet auteur italien un peu à part, qui a connu le succès à 70 ans passés grâce à son personnage du commissaire Montalbano, nous offre une nouvelle aventure sicilienne. Certaines sont réussies, d'autres non mais ses polars sont de toute façon bien mieux tournés que ses romans historiques qui, d'année en année, sombrent dans une grivoiserie de vieux monsieur un peu dérangeante.

Le dernier Montalbano est, lui, un très bon cru, une petite perle. Bien construit, rythmé, séduisant, toujours faisant la part belle à la gastronomie italienne. Sa Piste de sable est sans doute, avec Chiens de faïence, le meilleur de la série.

Vous voulez le pitch ? Un matin, Montalbano découvre sur la plage en face de sa villa le cadavre d'un cheval battu à mort à coups de barre de fer. Peu de temps après l'arrivée de ses inspecteurs, toute la petite troupe s'aperçoit que la carcasse a disparu, comme instantanément enlevée de la plage. Entre en scène la propriétaire de l'étalon, la sublime Rachel, qui ne tarde pas à vamper le commissaire. C'est le début d'une enquête surprenante où s'entrecroisent personnages sulfureux du monde des courses, aristocrates inquiétants, mafieux, repris de justice... Comme d'habitude, une belle galerie de personnages truculents. Christophe Beuret.

 

Le polar à l'anglaise

Grimes Martha- Ce que savait le chat.JPGCette semaine, ma mission était de lire le dernier Martha grimes. Une fois n'est pas coutume, je rédige ce billet avant d'avoir terminé le polar ! pas complètement honnête, direz-vous ? ah quand même ! je me délecte tant que je n'ai pas la patience d'attendre le dénouement qui, pour moi comme pour vous, est encore à venir. Bon, retour sur l'écrivain : Martha Grimes, auteur américaine de romans policiers, a ses inconditionnels. Elle est traduite dans le monde entier et développe, depuis quelques années, une série de polars mettant en scène le couple formé par le commissaire de Scotland Yard Richard Jury et son acolite nobliau, Melrose Plant ; couple complété par l'inspecteur Wiggins, adepte du bio. Toutes les intrigues se déroulent en Angleterre et à les lire, on croirait l'auteur brittish pur jus. Maintenant le pitch : dans les faubourgs de Londres, le cadavre d'une jeune femme est retrouvé devant la porte d'un pub fermé pour travaux et un peu isolé. Que faisait-elle seule ici habillée en Saint-Laurent et chaussée en Jimmy Choo ? Un mystère d'autant plus épais qu'on apprend que la jeune femme menait une double vie, bibliothécaire au modeste salaire en semaine, et escort girl ultra glamour le week-end. Richard Jury, secoué par l'accident de voiture dont a été victime sa maîtresse doit mettre de côté ses états d'âme et dénouer rapidement les fils de cette enquête, d'autant plus qu'on retrouve bientôt le corps d'une autre escort girl dans un quartier modeste de Londres. Mon avis : le dernier Martha Grimes est réussi, le style est toujours aussi prenant, une écriture ponctuée d'humour et de beaucoup d'intuition. C'est intelligent, psychologique et ça se dévore.  Christophe Beuret.  

  

Du nouveau dans la Sérénissime

Lundi dernier, dès le saut du lit et encore en pyjama, j'ai foncé vers ma boite aux lettres car normalement, sauf ratés de la poste, plusieurs polars devaient pointer leur nez. 

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Bonne pioche, trois paquets m'attendent dont le dernier Donna Leon  (Calmann-Levy, 20,90 €). C'est par celui-là que j'ai commencé parce qu'en principe  je suis une inconditionnelle, j'adooore les romans de Donna Leon. Même quand ils sont ratés. Parce qu'une nouvelle aventure de son personnage principal, le commissaire Brunetti, est toujours l'occasion d'une ballade dans les ruelles de Venise. Donc cette semaine, j'ai lu son dernier, La petite fille de ses rêves. Je procède toujours de la même manière, le bouquin dans une main et un guide de Venise dans l'autre pour suivre les personnages pas à pas. C'est très sympa à faire. Au début, honnêtement j'ai eu peur : un prêtre vient demander à Brunetti d'enquêter sur un ecclésiastique qu'il soupçonne d'être à la tête d'une secte qui soutirerait de l'argent à ses ouailles. Dans le même temps, la police repêche dans la lagune le cadavre d'une petite fille. Oulà, ça va tourner au fait divers pédophile avec prêtres pervers et tout et tout...Pas du tout. Dans les vêtements de l'enfant, les policiers découvrent un certain nombre de bijoux de grande valeur... Et l'enquête prend une tout autre tournure. J'ai beaucoup aimé, le roman se lit comme un souffle et puis, au fil des ans, Donna Leon se "lâche" de plus en plus. Son style acquiert plus de fluidité. certains personnages secondaires tels le questeur Patta prennent plus de d'épaisseur ou font carrément leur apparition dans le champ de vision de Brunetti. Ici, c'est l'épouse de son adjoint qui est mise à contribution dans l'enquête. Enfin, Donna Leon, Américaine d'origine, ne se prive plus pour dire ce qu'elle pense de la politique des États-Unis, de l'église ou encore des machos. C'est juste un mot ici ou là mais elle apporte ainsi une touche acide à un récit qui pourrait être stéréotypé. Non, j'ai vraiment bien aimé.     Isabelle Gimenez     

Foires & Salons

Le bonheur d'avoir peur

le 04 mars 201115 commentaires

Sorry

magazine salons de thé

par  Zoran Drvenkar. Éditions Sonatine, 21 €.

Du plus loin qu'ils s'en souviennent, Kris, Wolf, Tamara et Frauke se sont toujours connus. Ils ont été à l'école ensemble et à l'aube de la trentaine, avec l'envie de faire enfin quelque chose de leur vie, ils créent Sorry, la première agence berlinoise spécialisée dans... Les excuses. Employés licenciés, harcèlement moral... Ils n'acceptent que les missions des entrepris

es qui culpabilisent et s'excusent à leur place. le succès est fulgurant. Les quatre associés s'offrent une somptueuse villa dans un quartier résidentiel et fleuri. Jusqu'au jour où un mystérieux inconnu les envoie s'excuser devant le cadavre tout chaud d'une femme qu'il vient d'assassiner. En prime, ils doivent se débarrasser du cadavre sous peine de voir leurs proches éliminés. S'en suit une longue descente aux enfers pour les amis pris dans une piège infernal et effrayant. Ils devront bander leurs muscles et et mobiliser leurs intelligences pour découvrir l'identité du tueur et le prendre de vitesse. Un thriller oppressant qui fait un carton dans les librairies. Dommage qu'il ne nous épargne pas les détails pédophiles sordides.

 

 

La malédiction Hilliker

magazine salons de thé

James Ellroy, Rivages, 20 €.  

D'abord il y a la couverture, résolument vintage, qui annonce la couleur. On parlera des femmes, l'obsession d'Ellroy, dans ce roman, peut-être le plus autobiographique de tous, poignant mais qui est aussi bourré d'humour. Une obsession qui tire son origine du péché originel, avoir souhaité à 10 ans la mort de sa mère. Et comme tous les enfants, il fut persuadé d'avoir réellement causé sa mort... assassinée quelques jours après avoir été "maudite" par son fils. Une culpabilité sans fin a retourné sa malédiction contre lui. Alccolisme, prison, drogue, drogue, drogues, James le Maudit fait plus que fleurter avec la mort et entame sa rédemption à 29 ans. Les visages de femmes, des centaines de femmes commencent à défiler un peu moins souvent devant ses yeux la nuit, mais ses rapports avec celles, bien réelles qu'il possède n'en sont pas plus simples. Le sexe, l'écriture, sa mère, la putain ou la maman, la putain et la maman...On plonge dans l'esprit d'un homme fragile et passionnant...Avec délectation. Cette écriture baroque et coléreuse en fait un roman bourré d'intelligence. On en ressort, tout de même, avec un peu de tendresse ou de bienveillance pour Ellroy, même si pour rien au monde on ne partagerait sa vie.


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La compagnie des menteurs

Karen Maitland,  

Sonatine, 22 €.

 

Les journalistes de teacosy ne sont pas là pour faire de la pub, mais La compagnie des menteurs est sans doute l'un des meilleurs romans policiers parus ces derniers mois. D'abord parce que bon scénario et bonne écriture ne vont pas forcément de paire. Or, le scénario de cette intrigue est génial et les chatouilleux de belle langue seront satisfaits ; il faut d'ailleurs souligner, et ce n'est pas si fréquent, la qualité du travail effectué par le traducteur qui a particulièrement soigné son manuscrit. Voici le pitch : en 1348 la peste s'abat sur l'Angleterre et plonge le pays dans la panique et les superstitions. Un petit groupe de neuf parias se trouve réuni par le hasard et tente de gagner un sanctuaire à l'est du pays pour se mettre à l'abri de la contagion...Et d'un passé trouble. Bientôt, en chemin, l'un d'entre eux est retrouvé pendu, un autre démembré, un troisième poignardé... Seraient-il les victimes d'un tueur dissimulé au sein du groupe ou bien un assassin impitoyable est-il lancé à leurs trousses ? Karen Maitland nous livre une formidable évocation du Moyen-Âge à la fois réaliste et chargée de suspens. Un sens diabolique de l'intrigue. Captivant.    

 

Le cri de l'engoulevent,

magazine salons de thé

Kjell Eriksson,  

Gaia polar, 23 €.

La paisible ville suédoise d'Uppsala est le cadre d'événements aussi curieux qu'inquiétants : sans que rien ne l'annonce, les commerces de la rue principale sont dévastés par des bandes inconnues et un jeune homme est retrouvé assassiné dans l'une des boutiques. La commissaire Ann Lindell, qui revient de congé maternité, oscille entre son collègue et amant d'un soir, Ola, et le bel Edvard qui pourrait bien être l'amour de sa vie. Elle va devoir démêler les fils de cette nouvelle enquête au centre laquelle se retrouvent des jeunes immigrés iraniens aux prises avec des groupes néo-nazis. Si l'écriture de Kjell Eriksson est impeccable et le scénario très original, on baigne quand même un peu dans cette déprime que l'on retrouve si souvent dans les polars made un Europe du Nord. Nos inspecteurs semblent avoir le cafard en permanence, plus d'un personnage se trouve défaitiste et négatif face la vie, ce qui pèse parfois sur le rythme de l'ensemble.                         

© Gaïa Édition

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Foires & Salons

Les premiers salons de l'année

le 17 décembre 2010

salon-loisirs-culinaires-toulouse-id894.jpg-Toulouse: les 400 cook

C’est la première édition du salon des loisirs culinaires. A Toulouse du 3 au 6 février prochain. Au programme : matériels de cuisine, déco et arts de la table, produits culinaires, spécialités régionales, confiseurs, chocolatiers, œnologie, cours de cuisine, producteurs, négociants, démonstrations par des chefs, librairie…

Parc des Expositions de Toulouse - Hall 6. Horaires : vendredi de 10h à 22h00, Jeudi - samedi - dimanche de 10h à 19h. Plein tarif 6 €. Rens. au 05 61 62 60 85 et sur www.les400cook.com

 

-Cannes : le Cannes cooking

Parce que la gastronomie française s'enrichit aussi des spécialités du monde entier, du 15 au 16 janvier, la Côte d’Azur reçoit les meilleurs chefs de la planète. Ils viendront présenter leur cuisine, faire des démonstrations, des conférences, des master class, des dégustations… Pour apprendre des maîtres d'aujourd'hui et des stars de demain. Parmi les plus réputés : Denis Martin (Suisse), Geir Skeie (Norvège, Bocuse d'Or 2010), Bjorn Frantzen (Suède), Kunio Tukuoka (Japon), Shane Osborn (Angleterre), Yan Tak (Chine), Alvin Leung Jr... Et bien d'autres venus de Russie, Italie, Danemark, Brésil, Slovénie, Espagne, Argentine, États-Unis, Afrique du Sud...       

Palais des Festivals et des Congrès de Cannes, samedi 15 et dimanche 16 janvier de 10 à 19 heures. Plein tarif 10 euros. Rens. au 04 92 99 84 22 et sur cannescooking.com

 

-Annecy : Salon du chocolat de Haute-Savoie

Organisé par l’association Passion et Métiers du chocolat. Du 19 mars au 20 mars, Cap Periaz, 100 Avenue de Periaz, 74600 Seynod (agglomération d'Annecy). Rens. au 04 50 45 00 33.

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Foires & Salons

Cacao à gogo

le 07 novembre 20101 commentaire

logo.jpgDu 28 octobre au 2 novembre se tenait Porte de Versailles le 16ème Salon du Chocolat. L'an dernier, la manifestation avait attiré 100.000 visiteurs et, si les chiffres ne sont pas encore rendus publics, l'édition 2010 a, en dépit de la crise, fait salle comble.

 

Cette année, mode oblige, le thème retenu par le Salon, sous le nom "Bon et bio" (ou encore "Ethic et choc") tournait autour du chocolat équitable, bio, vert, bref responsable. De fait, beaucoup d'exposants ont joué le jeu et le label AB était très fréquent sur les stands. 

En dépit du prix d'entrée relativement élevé (12,50 €), il y avait donc ééééénormément de monde. D'où des difficultés à se déplacer dans les allées ce qui peut être un peu oppressant. L'accueil était dans l'ensemble cordial, plus ou moins selon les chocolatiers. Tous ne faisaient pas goûter gratuitement leurs spécialités mais en général ils prenaient volontiers le temps d'expliquer leur travail. IMG_0048.JPG 

Comme chaque année, il y avait aussi des spectacles présentés par des pays producteurs de cacao, des démonstrations de recettes par des chefs étoilés (Christophe Michalak, Christophe Adam...), des conférences, des expositions, un défilé quotidien de robes en chocolat...

Le Salon du chocolat est aussi l'occasion de découvrir de nouvelles créations. Compte tenu de l'image positive du produit - associé au bonheur et au luxe peu coûteux - c'est aussi une très bonne occasion pour les industriels de lancer leurs nouveautés en profitant d'une formidable vitrine. C'est le cas de Nestlé qui présentait la Spécial T sur un stand assailli par le public. Apparemment la première machine à dosettes spécialement conçue pour le thé a fait un tabac.  

En dehors des stands des grandes marques, nous avons aussi découvert quelques perles comme les chocolats pleins de finesse du pâtissier japonais Sadaharu Aoki, installé à Paris et qui a fourni, entre autres, les maisons de couture Chanel, Dior, Kenzo. Nous avons aussi découvert les macarons du chocolatier Chapon, faits à l'ancienne, autrement dit les blancs non montés en neige. Le résultat est à tomber, tout comme les jolies plaquettes de chocolat au sel fumé et à la pistache. Nous avons craqué devant les boites collector des oursons Cémoi. Oui bon, c'est industriel mais ça nous rappelle tellement notre enfance. silhouette4.jpg    

Au détour d'une allée, nous avons jeté un oeil sur la nouveauté de Valrhona, une grosse encyclopédie du chocolat, où les techniques de base et les recettes sont abondamment illustrées   

Le musée du chocolat était aussi présent au salon. De grands panneaux très pédagogiques expliquaient tout le processus de transformation du cacao. On l'ignore souvent, mais le musée Choco-Story est situé à Paris, 28 boulevard Bonne Nouvelle où il couvre plusieurs centaines de mètres carrés (www.museeduchocolat.fr) 

 

 

Le salon en chiffres 

Le salon du chocolat c'est ...

250.000 connections sur le site web du salon

830 followers sur twitter.

100.000 visiteurs : avant tout des femmes, parisiennes. en second lieu, des familles. 

40.000 € : c'est le budget payé par un exposant comprenant l'espace, le stand, la logistique.

4 minutes : c'est la durée moyenne que passe un visiteur sur un stand.

5,7 grammes : c'est la consommation moyenne de chocolat en France par an et par adulte (11,9 g pour les enfants).

 

 

IMG_8985.jpg

 

visuels : copyright Event International 2010.

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